Borderlands, shoot ‘n loot

À moins que vous ayez passé les derniers mois isolé dans une grotte, vous connaissez probablement Borderlands. Développé par Gearbox Software, il a l’audace de mélanger Hack & Slash et FPS, et ce bien mieux que la précédente réalisation qui avait tenté l’expérience, à savoir Hellgate: London qui a eu la réussite que l’on connait. Cet hybride bénéficie de la nervosité du shoot et du côté le plus addictif du Diablo-like : la collection d’objets divers (plus de 17 millions possibles selon les développeurs), le tout privilégiant au maximum le co-op. Une recette qui marche plutôt bien.

Hache et taille, mais avec des flingues

Pour explorer les terres sauvages et inhospitalières de Pandora, une planète au décor très post-apocalyptique, nous avons à disposition 4 personnages ayant leurs capacités propres :

  • Brick, le spécialiste des explosifs et du corps-à-corps.
  • Roland, avec sa tourelle défensive et ses compétences en faisant le pilier du teamplay.
  • Mordecai, la fine gâchette et ses coups critiques destructeurs.
  • Lilith, l’experte des dégâts élémentaires.

Le titre n’est pourtant pas sans défaut, le feeling des armes n’est pas très convaincant et les quêtes secondaires, trop lucratives, donnent une avance importante d’expérience rendant le jeu globalement trop facile. L’affrontement final m’a laissé sur le fondement tant il manque d’originalité et de punch, une manière bien décevante de clore une aventure plutôt sympathique. Néanmoins les graphismes cel-shadés et l’humour omniprésent donnent un certain cachet au jeu.

Pour prolonger le plaisir

Du contenu additionnel a également vu le jour :

  • The Zombie Island of Dr. Ned, une petite campagne surfant allègement sur la cote de popularité des zombies ces derniers temps.
  • Mad Moxxi’s Underdome Riot, le genre de DLC que je trouve scandaleux, quelques arènes et un coffre pour stocker ses loots. À 8€ c’est du vol.
  • The Secret Armory of General Knoxx, une campagne intéressante introduisant une éventuelle séquelle, plombée par des déplacements trop nombreux. On note aussi l’augmentation du niveau maximal de 11 niveaux, de nouveaux items et un boss bien musclé : Crawmerax.

Les bonnes adresses

Le wiki anglophone est une véritable mine d’information pour bien faire ses choix au cours du jeu. Notamment au niveau des dégâts élémentaires, les armes ayant des statistiques cachées relativement complexes à appréhender sans avoir saisi le mécanisme. Le wiki français est moins complet mais peut se révéler utile, surtout si vous êtes allergique à la langue de Shakespeare. Enfin pour régler tous les petits détails agaçants du jeu (vidéos d’intro obligatoires, police trop grosse, synchro verticale désactivée par défaut…) voici quelques tweaks (en anglais).

Sorti au mois d’octobre, j’y joue encore très régulièrement, signe qu’il est bel et bien addictif. Toutefois j’aurais tendance à le conseiller en co-op, jouer en solo pourrait vite devenir lassant à la longue. Vous avez pris votre billet pour Pandora ?